En novembre 2008, on annonçait des changements majeurs à la direction des services d’ingénierie (
http://www.teamsters.ca/fr/nouvelles/1085/changements_a_l-equipe_de_direction_du_cp).
Les autres membres du conseil exécutif et moi-même avions de sérieuses réserves quant à la décision de la compagnie à cet égard et c’est justement pour cette raison que nous avons redoublé d’efforts pour nous assurer de baisser le nombre d’accidents de travail vous concernant, contrairement à la tendance à la hausse constatée au sein des autres compagnies de chemin de fer de catégorie 1. Nous croyons en la nécessité de faire baisser le nombre d’accidents pour contrer la tendance de montée en flèche et, à notre avis, la direction doit prendre le même engagement que nous.
Même nous n’aurions pu prévoir cette hausse alarmante du nombre d’accidents de travail, surtout d’accidents aussi graves. En moins de deux (2) mois en 2009, alors qu’une majorité des employés saisonniers sont en mise à pied, nous constatons une montée en flèche du nombre de blessures et d’accidents. C’est tout aussi inacceptable qu’alarmant.
Jadis, le CP affirmait que la sécurité était une question d’attitude. Bien, je crois qu’il doive s’agir d’une attitude positive et engagée, une attitude mise en application depuis la haute direction de la compagnie jusqu’à ses plus bas échelons. Si les gens aux plus hauts échelons de l’entreprise sont véritablement engagés envers la sécurité, cette attitude transpirera jusqu’au rang de nos membres. La même logique s’applique dans le cas contraire.
Nous ne devons pas croire sur parole ceux qui nous disent que des déraillements majeurs et les évacuations qu’ils commandent représentent la norme pour le CP. Nous devons viser plus haut. Nous devons refuser d’accepter l’attitude de tout endurer sans dire mot lorsque la compagnie fait fi de nos préoccupations fondées en matière de sécurité au travail. Nous méritons mieux.
Lorsque la compagnie se vante d’exploiter le chemin de fer le plus sécuritaire en Amérique du Nord, les tableaux démontrent que ce n’est pas nécessairement le cas pour ceux qui y travaillent.
Il semblerait que les services d’ingénierie ont fixé un prix sur votre sécurité. Ce faisant, c’est vous qui en payez le prix.
À l’heure actuelle, nous participons à plusieurs dossiers relatifs à la sécurité avec les services d’ingénierie, qui se montrent lents à réagir (s’ils réagissent en premier lieu) et encore plus lents à écouter nos doléances. Nous tentons de leur faire valoir la sécurité et nous vous incitons à faire de même, peu importe les frustrations qui y sont associées. Il y a toujours quelques cadres ici et là qui prennent la sécurité à cœur et sont prêts à travailler avec nous plutôt que contre nous. Il est à espérer qu’ils sauront convaincre leurs supérieurs et provoquer des changements positifs.
Rappelez-vous que chaque accident de travail peut s’avérer mortel. Je vous réitère donc ma demande : peu importe le chemin de fer pour lequel vous travaillez, peu importe combien d’années d’expérience vous comptez sous votre ceinture, travaillez en toute sécurité.
Surveillez vos arrières et ceux de vos collègues de travail, priorisez la sécurité sur la productivité, et ce, en tout temps.
Maintenant, plus que jamais, gardez à l’esprit que votre sécurité est beaucoup trop importante pour la confier aux bons soins de la direction.
Continuez de veiller à votre sécurité, demeurez forts et restez unis.
Bill Brehl
Président
CFTC DPEV