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À qui s’adresser pour obtenir de l’information sur l’exercice du droit d’ancienneté à Canadien Pacifique?

28-02-2009

 10 :17 HNE   
Chères Consœurs,
Chers Confrères,

Comme vous le savez, on a souvent éprouvé des difficultés dans la façon de déterminer qui a un droit de « supplantation » en cas de mise à pied ou de déplacement. Le problème se manifeste clairement lorsque la compagnie effectue une réorganisation ou prévoit des mises à pied temporaires « plus importantes qu’à l’habitude » – comme ce fut le cas cette année. Nous tentons depuis longtemps d’amener la compagnie à remédier à la situation en fournissant un numéro de téléphone général ou, à tout le moins, des renseignements fiables quant à la personne avec qui communiquer. Dans le meilleur des cas, l’information fournie quant aux façons d’aborder les « déplacements » n’est pas uniforme.

Dans la plupart des cas, les mises à pied et les déplacements ont lieu vers la fin de l’année : c’est le moment où on met fin au Service des programmes et de l’équipement des voies, où le déneigement commence, où le Service des ponts et structures réduit temporairement ses activités dans de nombreux secteurs, où la période des fêtes bat son plein, etc. Néanmoins, il se peut (et il arrive) que ces mises à pied et déplacements soient effectués à tout moment, avec seulement un court préavis.

On a relevé bon nombre de cas à l’occasion desquels un membre a été indûment pénalisé (en subissant une perte de salaire) pour ne pas avoir reçu l’information exacte en temps opportun; comme son superviseur ou son chef laisse son nom sur la liste de paie, il n’y a pas matière à plainte. Cependant, la situation a changé cette année : il y a eu des cas justifiant le dépôt d’un grief. Certains membres ont été compensés, mais d’autres attendent toujours.

Pour éviter que la situation se reproduise ou se dégrade, nous avons de nouveau porté le fait à l’attention de la compagnie. Enfin, nous avons reçu hier une réponse de Dave Freeborn, chef des relations syndicales.

Sa lettre explique à qui on doit s’adresser en prévision d’un déplacement au sein de son territoire d’ancienneté de base ou de sa région (si l’alinéa 11.8a s’applique).

Même si M. Freeborn précise que les « pratiques standards » continuent de s’appliquer, nous savons que celles-ci sont tout sauf standards. Il se peut que, dans certains cas particuliers, on ait fourni des renseignements uniformes; toutefois, à l’échelle de la compagnie et de l’ensemble des services, on a transmis des directives diverses sur les personnes avec qui communiquer. À différents endroits, les employés en attente d’un déplacement ont été avisés de communiquer soit avec leur supérieur immédiat, soit avec leur superviseur d’entretien de la voie ou John Molinski, Mario Martel, Joan Dupuis, le coordonnateur des qualifications de conducteurs de machines (CQCM), leur chef adjoint, etc.

Néanmoins, nous devrions considérer les consignes suivantes (celles que nous avons reçues hier) comme les consignes « officielles » et nous y fier. Lorsque vous communiquerez avec la personne concernée, celle-ci fera le suivi auprès de la compagnie et communiquera de nouveau avec vous. Nous n’aurons donc plus à écouter quelqu’un nous dire, juste pour épargner du temps et des efforts, d’appeler telle ou telle personne et à nous demander à qui s’adresser pour éviter les pertes de salaire.

Si vous parlez à votre superviseur immédiat et qu’il vous dit de vous adresser à quelqu’un d’autre, communiquez avec votre directeur pour qu’il prenne les mesures nécessaires.

Peu importe ce qu’on vous a dit de faire dans le passé pour obtenir l’information, ce sont les consignes ci-dessous qui s’appliquent. D’ailleurs, elles vous faciliteront la vie; c’est ce dont nous avions besoin dès le début : une source d’information centralisée.

Comme on ne sait pas si la compagnie distribuera, affichera ou communiquera adéquatement les consignes en question, je vous les fais maintenant parvenir directement. Toutefois, cette mesure ne libère aucunement la compagnie de ses obligations; elle ne représente qu’un supplément d’information. Les consignes sont les suivantes :

« [...]
Nous avons pris connaissance de vos questions avec le personnel administratif et sommes en mesure de vous informer que des démarches sont en cours pour traiter cette question, qui devrait être réglée sous peu.
 
D’ici là, les pratiques standards s’appliquent à tous les employés qui souhaitent être mutés dans une autre région (ou un autre territoire) ou effectuer toute autre demande d’emploi associée au droit d’ancienneté. En règle générale, et conformément à l’alinéa 11.8a, les employés qui souhaitent connaître les possibilités et les avantages associés à leur ancienneté communiquent avec les responsables suivants :
 
Employés du Service de la voie : le superviseur d’entretien de la voie ou son adjoint (celui-ci leur fournira l’information après consultation avec le chef de l’entretien de la voie et le coordonnateur des questions d’ancienneté)
 
Employés des programmes des voies : le superviseur des programmes des voies (celui-ci leur fournira l’information après consultation avec le CQCM et le coordonnateur des questions d’ancienneté)
 
Employés du Service des ponts et structures : le superviseur du Service des ponts et structures (celui-ci leur fournira l’information après consultation avec le chef du Service des ponts et structures et le coordonnateur des questions d’ancienneté)
 
Il existe évidemment plusieurs autres catégories ou groupes de travailleurs qui ne sont pas nécessairement concernés par les trois options ci-dessus. Dans tous les autres cas, le supérieur immédiat demeure la personne ressource des employés qui souhaitent connaître les possibilités pour demeurer au travail. [...] »


Si vous communiquez avec votre supérieur immédiat, je vous conseillerais également de noter le nom de la personne à qui vous avez parlé, l’heure et la date auxquelles vous lui avez parlé et de quelle façon vous avez communiqué avec elle. Si vous laissez un message dans sa boîte vocale, assurez-vous que le message est précis et contient votre nom, votre numéro d’employé, l’information dont vous avez besoin et le numéro de téléphone où on peut vous joindre.

Si la personne en question ne vous fournit pas l’information nécessaire, n’attendez pas de manquer des journées où vous auriez pu travailler : communiquez avec votre directeur (il vous demandera de fournir les renseignements mentionnés ci-dessus).

Si on vous donne des renseignements erronés ou incomplets, communiquez avec votre directeur dès que vous vous en rendez compte. Même si vous ne le constatez qu’après votre déplacement, ce n’est pas grave : vous disposez de 28 jours pour déposer un grief après avoir compris (ou auriez dû normalement avoir compris) qu’une infraction a eu lieu. Cela étant dit, nous préférons éviter qu’il y ait matière à plainte simplement en amenant la compagnie à fournir l’information adéquate en temps opportun.

Continuez de veiller à votre sécurité, demeurez forts et restez unis. N’oubliez pas qu’on a attribué un coût à la sécurité; assurez-vous de ne pas en payer le prix. Gardez la sécurité à l’esprit... Faites-le pour vous-mêmes, pour vos amis, pour votre famille.

Bill Brehl
Président
CFTC DPEV