CP fait la demande d'exemption temporaire de l'obligation REFC
24-03-2009
15 :32 HNE
Chères Consoeurs, Chers Confrères,
Vous trouverez ci-inclus la documentation pour une demande d’exemption apportée par le CP pour supprimer le besoin du contremaître d’énoncer les limites des Permis d’occuper les voies qu’ils annulent.
Bien que cette requête de deux (2) secondes est nouvelle, c’est une mesure de sauvegarde additionnelle aidant à prévenir les erreurs humaines, ce qui pourrait mettre nos membres en péril.
Je ne peux pas comprendre pourquoi la compagnie voudrait une telle exemption, surtout parce qu’elle ne leur sauverait que quelques secondes par Permis d’occuper les voies. C’était possiblement un travail de projet pour un certain département afin de paraître occupé pour éviter les mises à pied qui pourraient se passer dans les rangs des employés non-syndiqués. Je ne sais vraiment pas quel était leur raisonnement mais il semblerait bien que s’ils ont des gens qui ont du temps à gaspiller à inventer ces choses, ils sont tout à fait sureffectifs.
M. McDade, (Directeur de la réglementation de l’exploitation) dans sa lettre du 19 mars, 2009, stipule qu’énoncer les limites des Permis pourrait mener à une perte de concentration de l’attention (je souligne) à un point critique pendant la démarche …
Je ne suis pas en mesure de juger des capacités des gens avec lesquels travaille M. McDade, ni de son expérience sur les rails, mais personnellement, je ne connais pas de contremaître incompétent au point de perdre la concentration de son attention sur sa tâche par la simple déclaration des limites du permis d’occuper les voies. Nos membres sont des professionnels et doivent être respectés et traités comme tels.
De plus, je ne crois pas qu’il n’y a pas de contrôleur de la circulation ferroviaire qui perd sa concentration simplement parce qu’un contremaître déclare les limites du permis d’occuper les voies (POV) qu’il annule (surement parce qu’il comprend déjà que c’est ce que le contremaître va faire). Cette mesure de sauvegarde de deux (2) secondes devrait augmenter la concentration de l’attention du contremaître à l’ouvrage sous la main, et, s’il était pour se produire une erreur, les employés sur les voies ont le plus à perdre après tout.
Je suis content de voir que Transport Canada est en accord avec nous sur ce point et qu’ils ont refusé leur demande. Ils sont les gardiens de la sécurité et Transport Canada est là pour nous protéger, protéger notre pays des conditions des rails, des usances et des politiques non-sécuritaires, aussi bien que pour réduire les possibilités d’erreurs humaines (ou autres).
Encore une fois, ceci nous a de nouveau rappelé que votre sécurité est beaucoup trop importante pour la laisser entre les mains de la direction.
Le temps est peut-être venu pour suggérer des changements au Règlement d’exploitation ferroviaire du Canada (REFC) pour créer un monde plus sécuritaire, au lieu de toujours réagir aux exemptions que la compagnie tente continuellement d’obtenir. Avez-vous des idées?
Continuez de veiller à votre sécurité, demeurez forts et restez unis.