22-04-2009
15 :40 HNE
Chères Consœurs, Chers Confrères,
Mardi le 28 avril, nous désignons de nouveau une journée pour commémorer tous ceux et celles d’entre nous que nous ont été abattus pendant qu’ils faisaient leur travail. Nous leur offrons cette journée parce qu’ils nous ont offert leur avenir.
Le Jour de compassion pour les travailleurs a été introduit par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) en 1984. Le Congrès du travail du Canada a déclaré le 28 avril en 1985, la journée annuelle de commémoration, date correspondante à l’anniversaire de la Loi sur les accidents du travail passée en 1914. En 1991, le Parlement du Canada a passé la Loi concernant l’institution d’un Jour de compassion pour les personnes tuées ou blessées au travail et le 28 avril est devenu officiellement le Jour de compassion pour les travailleurs .
Malgré que nous n’avons pas les statistiques pour l’année 2008, on sait qu’en 2007, 1,055 personnes au Canada ont perdu la vie pendant qu’ils faisaient leur travail. C’est l’équivalent de quatre (4) personnes par journée de travail. Ces individus sont morts parce que leur lieu de travail n’était pas sécuritaire. Quatre personnes par jour qui n’ont jamais eu la chance de rentrer chez eux parce que leur employeur a négligé de s’assurer qu’ils étaient en sécurité dans leur lieu de travail. De plus, il faut ajouter au nombre officiel de travailleurs et de travailleuses tuées au travail, plusieurs autres décès qui ne sont pas rapportés parce que les maladies dont ces travailleurs et travailleuses souffraient ne sont pas désignées des maladies professionnelles.
Nous avons eu a enterrer de nombreux collègues et d’amis parce que nous travaillons sur les voies ferrées. Nous devons aussi braver des blessures causant des infirmités, des pertes de travail rémunéré et des handicaps physiques permanents. Nous avons participé beaucoup trop souvent à des funérailles et à des services commémoratifs, et je dois vous dire qu’il n’existe pas de témoignage plus bouleversant que de voir une larme sur la joue d’un enfant qui a perdu un de ses parents. Des éloges pour revaloriser la sécurité d’un lieu de travail n’existent pas qui ont le pouvoir d’effacer l’image d’une veuve abattue par le deuil.
Je vais personnellement porter dans mon cœur pour le restant de mes jours le témoignage de Kim Kinakin à propos de son mari Gary . Les paroles émouvantes de Melanie Boyko détaillant les derniers moments de la vie de Shawn Ormshaw sont gravées d’une manière permanente dans mon esprit.
Les accidents du travail ont touché chacun d’entre nous et nous en avons souvent été profondément affectés. Nous devons conjuguer tous nos efforts pour les éliminer. En réalité nous sommes vraiment les gardiens de nos frères et de nos sœurs, et ne devons jamais l’oublier. Nous devons le comprendre, y croire, et le vivre. Comme nous le répétons si souvent, notre sécurité est trop importante pour la laisser entre les mains de la direction.
Le 28 avril, prenez un moment, arrêtez-vous pour réfléchir. Songez à vos amis qui sont blessés et souvenez vous des amis qui ne sont plus avec nous. Pensez à eux avec bienveillance et prenez la décision de vous engager. Engagez vous à respecter et protéger votre personne, vos confrères et vos consoeurs et votre famille…et décidez de travailler en sécurité à tous les jours. Décidez de vous appliquer pour effectuer votre travail de manière sécuritaire et faites-vous la promesse de veiller sur vos confrères et vos consoeurs. Rappelez vous de votre engagement au début et au cours de vos journées au travail… tous les jours, un jour à la fois.
En restant unis, nous avons véritablement le pouvoir de réaliser un milieu de travail sur les voies ferrées entièrement libre de décès.
Continuez de veiller à votre sécurité, demeurez forts et restez unis.
Bill Brehl
Président
CFTC DPEV