23-04-2010
10 :35 HNE
Chers Confrères, Chères Consoeurs;
Je vous prie de jeter un coup d’œil sur la photo ci-dessus. Cette photo a été prise au service commémoratif pour notre Confrère Gary Kinakin il y a quelques années et d’après moi elle illustre encore mieux que des paroles écrites ce que représente le 28 avril 2010.
Vous ne voyez pas d’acteurs ni de mise en scène pour la caméra . Rien ne peut cacher notre deuil, notre peine et nos pensées… pour un ami, un confrère, un mari et un père de famille. Un homme déchu dans la fleur de l’âge.
Gary allait travailler pour prendre soin de sa femme et de ses fils. Il allait travailler parce que c’était la chose à faire et parce que cela faisait partie de son identité et il a fini par payer le prix ultime. Malheureusement, son histoire est loin d’être exceptionnelle.
Le 28 avril est la journée internationale de compassion pour rendre honneur à tous ceux et à toutes celles qui ont été tués ou blessés au travail et à ceux et à celles qui souffrent de maladies industrielles. Nous, les travailleurs et les travailleuses de chemin de fer vivons beaucoup trop souvent des tragédies à fendre le cœur à la suite de fatalités dans notre milieu du travail. Il y en a très peu d’entre nous qui n’ont pas étés touchés personnellement soit par blessures graves ou par des décès survenus au travail.
Le travail que nous effectuons est dangereux en partant, et quand on y rajoute l’influence de cette mentalité qui donne la priorité à la production au lieu de la sécurité, les résultants sont souvent catastrophiques. Souvenez vous que votre sécurité est beaucoup trop importante pour la laisser entre les mains de la direction. Nous devons conjuguer tous nos efforts et nous épauler les uns les autres, pour nos familles et nos amis, et déclarer que ça suffit. Nous devons forcer nos employeurs à suivre les règlements détaillés dans la partie 2 du Code canadien du travail, à respecter leurs propres politiques sur la sécurité et leur faire comprendre que c’est judicieux de placer la sécurité de la personne avant le besoin de tirer plus de profit.
Nous leur consacrons déjà notre temps, nos labeurs et nos sueurs …. nous n’avons pas à leur donner nos vies.
Ce 28 avril prenez quelques minutes pour penser à tout ceux et à toutes celles que nous avons perdus. Renouons notre engagement et luttons ensemble pour un milieu du travail aux chemins de fer qui n’est pas un danger mortel pour les travailleurs et les travailleuses. Peu importe ce que l’on vous dit, c’est tout à fait possible. Nous ne devons rien accepter de moins.
Prenez la décision de vous engager à renverser cette tendance dangereuse étant donné que les blessures personnelles au CP semblent atteindre des niveaux extraordinaires. Vous en avez la capacité, nous en avons tous la capacité . N’attendez pas à ce que la compagnie fasse quelque chose … signalez toutes les conditions qui ne sont pas sécuritaires, prenez soin en exécutant chaque tâche, surveillez et protégez vos confrères et vos consoeurs et ne gênez vous pas de vous prévaler de l’article qui protège votre droit de refuser tout travail qui n’est pas sécuritaire sous la partie 2 du Code canadien du travail. Votre sécurité et vos vies ont beaucoup plus de valeur qu’un boni . Ne courrez pas de risques.
Pour vous, ce sont vos vies qui sont en jeu. Pour la majorité de nos employeurs, il semblerait que les blessures et les fatalités affligent seulement leurs bilans financiers et leurs statistiques. Mais en ce qui nous concerne, les blessures et les morts ravagent nos vies, les vies de nos amis et celles de nos familles.
N’oubliez jamais que votre sécurité n’est pas dispendieuse … elle est INESTIMABLE!!!
Continuez de veiller à votre sécurité, demeurez forts et restez unis.
Bill Brehl
Président
CFTC DPEV