fleche 
Laissons le travail des Teamsters entre les mains des Teamsters – Enrayons l’impartition !

05-07-2010

 HNE   
Chers Confrères,  Chères Consoeurs;

Un des plus grands défis que nous affrontons sur les chemins de fer est le recours à l’impartition par la compagnie.  Je ne parle pas du travail spécialisé que nous n’exécutons pas en temps normal ou que nous exécutons actuellement, mais plutôt le travail pour lequel nous avons été formés  et que nous exécutons depuis des années. Le travail qui est détaillé dans la description de notre emploi.  Le travail qui nous appartient.

 Il y a aura toujours, que ce soit au CN, au CP ou aux autres chemins de fer secondaires des gérants qui peu importe la raison vont essayer de recourir à l’impartition du travail. Leur alibi le plus courant est que le département assumant l’impartition a déjà un effectif complet, ou que le travail est ‘de durée de vie critique’ et que nos membres ne peuvent pas être libérés de leurs autres fonctions.

Nous savons parfaitement bien, vous et moi, que c’est rarement le cas.  Ils le savent aussi.  Une grande part de l’impartition pourrait être éliminée par une amélioration de la planification et une organisation plus efficace du travail annuel. Et la compagnie se verrait bénéficier d’importantes économies.  Il est presque toujours plus efficient de garder le travail à l’interne mais il reste néanmoins que la convention collective a été négociée de bonne foi et devrait aussi être appliquée de bonne foi, compte non tenu des frais.

Pourquoi choisiraient-ils de continuer à recourir à l’impartition alors que le travail pourrait être exécuté de  manière plus efficace, en  encourant moins de frais et conformément à la convention collective, en utilisant leurs propres employés?

Voici quelques raisons qui sont probables.   Vous en connaissez certainement d’autres. Tenez compte que ce ne sont que des possibilités; ce ne sont pas des accusations dirigées à une personne en particulier.
. Les entrepreneurs demandent moins d’effort de la part du gérant.  Le gérant se trouve à faire moins de supervision, il ne doit pas organiser la main d’œuvre, il fait très peu de planification … si les entrepreneurs sont payés pour exécuter ces fonctions (aussi bien que notre travail).  En d’autres mots, il semble que les gérants n’ont pas à exécuter toutes les tâches pour lesquelles ils sont payés, s’ils engagent des entrepreneurs.  Et nous connaissons tous le sens d’éthique du travail des gérants en général.  Les entrepreneurs sont peut-être plus dispendieux mais ils réduisent la quantité de travail qu’un gérant  doit effectuer (pour un prix).
. La majorité des employés qui, comme moi, comptent de longues  années de service, peuvent nommer des superviseurs qui ont été accusés d’accepter des pots-de-vin.  Plusieurs d’entre nous ont vu des gens se faire licencier pour cette raison.  Plusieurs entrepreneurs sont très sympathiques et offrent toutes sortes de cadeaux;  des casquettes, des manteaux, des soupers et des bouteilles pour les fêtes et même,  semble-t-il… des cadeaux encore beaucoup plus élaborés.
. Un département (à l’extérieur du département de l’ingénierie)  engage un entrepreneur pour travailler dans son aménagement, soit parce qu’ils y étaient trop paresseux ou complaisants par rapport au problème de la rentabilité ou parce qu’ils ne comprenaient  vraiment pas ce qu’ils avaient à faire.  Ils n’ont pas vérifié (ou se foutaient) s’ils étaient en infraction à notre convention collective.

.Il existe fort probablement des occasions ou la nature et la rapidité de l’exécution du travail exigent une main d’œuvre (ou de l’équipement) additionnels qui n’étaient pas disponibles à l’intérieur des paramètres des délais de l’exécution des travaux.  Cela peut se produire.  Mais malgré  que les compagnies crient au loup après le fait  après avoir mené nos enquêtes nous avons conclu que cette excuse est rarement valide.
Vous et moi ne sommes peut-être pas superviseurs et n’avons pas au petit doigt une bague d’ingénieur  mais nous sommes très aptes à constater que quelque chose ne va pas.  Apparemment  nous ne sommes pas les seuls.  Dans une décision récente dans le cas 3874 du BAMCFC  l’arbitre Picher a déclaré :

‘…Le Syndicat déclare que la Compagnie aurait pu, en planifiant convenablement, prendre des dispositions  pour faire en sorte que les réclamants sont impliqués dans la construction du pavillon-dortoir.  L’Arbitre est tenu d’être en accord.  Malgré que les éléments de preuve indiquent que les réclamants avaient étés assignés des tâches à exécuter pendant la période des rénovations au bâtiment du motel, il est loin d’être clair que leurs tâches n’auraient pu être remises à plus tard afin de permettre aux employés d’exécuter des travaux qui, tel que déclaré plus haut, se situent clairement au sein de la juridiction du travail protégée pour les besoins de l’article 13 de la convention collective…,

L’Arbitre Picher a attribué une rémunération au montant de milliers de dollars pour chacun des réclamants et nous espérons que cette décision va persuader les gérants d’attribuer à l’avenir les travaux d’une manière juste.  Après tout, l’éthique et le droit exigent que la compagnie se soumette aux articles de la convention collective adoptés d’un commun accord.

Cependant, si le passé est le moindrement une indication de l’avenir, nous devons tous rester vigilants face aux entrepreneurs sur les propriétés.  Sur toutes les propriétés ou nous travaillons.    Les présences de ces entrepreneurs doivent être rapportées au directeur de votre région afin de permettre une enquête et la présentation de griefs, s’il y a lieu.

Unis nous pouvons adresser le problème et protéger la propriété de notre travail.  Nous sommes des Teamsters et il s’agit de notre travail.  Ce sont nos emplois qui sont à risque et nous sommes en mesure de les protéger. Ce sont nos salaires qu’ils utilisent  et donnent aux entrepreneurs.  Nous devons continuer à tenir ferme  notre position sur ce qui nous appartient et nous assurer que tout le monde en est bien conscient.

Nous avons seulement pu gagner certains de ces cas parce que quelques membres nous ont avisé des emplacements des entrepreneurs, de ce qu’ils font et quand ils le font.  Les données justes sont essentielles pour réussir  et vous êtes tous nos représentants sur le terrain, restez aux aguets … par égard de nous tous.

Continuez de veiller à votre sécurité, demeurez forts et restez unis,

Bill Brehl
Président
CFTC DPEV